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Que Prépare Kabila Dans L’attente Des Résultats?

Que Prépare Kabila Dans L’attente Des Résultats?


La RDC n’est pas une propriété privée qu’un président hérite de son père et s’en sert à sa guise

Comme Autorité moral du FCC, Joseph Kabila voudrait non seulement continuer à gouverner par procuration, mais il  n’écarte pas non plus l’éventualité de participer aux élections présidentielles de 2023. Pour Kabila et ses acolytes, il faut donc que Shadary l’emporte à tout prix.

Néanmoins, si on doit en croire aux nombreux observateurs nationaux et internationaux, c’est un candidat de l’opposition qui va l’emporter presque certainement ; car, Shadary a perdu dans la quasi totalité des provinces.

Ainsi, Shadary, qui est déjà sanctionné par la  communauté internationale, vient d’être sanctionné par la population congolaise à travers les urnes. La même population se dit prête à rejeter les résultats si Shadary est déclaré vainqueur.

Notons ici le message sans équivoque de Barth Ouvry (ancien ambassadeur de l’Union Européenne en RDC) à Kabila, après son expulsion du Congo en décembre 2018 : « Mon départ n’est pas un signe de faiblesse mais une fin logique de votre régime car vous devenez suicidaire. »

Kabila ne reculera pas et entend tripatouiller les résultats des élections du 30 décembre 2018 pour faire triompher Shadary. Et ce contre les occidentaux qui l’ont porté au pouvoir, et contre le peuple congolais qui tient à en finir avec son régime. Face à la grande menace des bouleversements et des troubles qui vont s’en suivre, l’entêtement de Joseph Kabila frise la folie; et, comme son père, il est aussi devenu suicidaire.

En effet, selon le célèbre écrivain et historien, Richard Gott,  Laurent Kabila promit des élections, mais sans jamais les organiser. Il établit un État à parti unique, aliéna les investisseurs étrangers, ignora les demandes de l’ONU pour une enquête sur le massacre des réfugiés rwandais au Congo, en 1997 ; et ignora les bons offices des médiateurs bien intentionnés comme Nelson Mandela qui cherchèrent à faciliter des négociations pour mettre fin à la guerre. Son tempérament imprévisible et sa capacité à changer de camp, le laissèrent avec une poignée d’amis au pays comme à l’étranger.

Mzee Laurent-Désiré Kabila se transforma en dictateur dont l’arrogance alla jusqu’au point de raccrocher le téléphone à Madeleine Albright, la 64e Secrétaire d’État des États-Unis, et de s’en vanter publiquement. En fin de compte, sa promesse de départ (organiser des élections) fut dissipée dans sa vaine tentative de conserver le Congo comme son fief personnel, autant que Joseph-Désiré Mobutu l’avait fait avant lui. 

Et de Joseph Kabila qui l’avait succédé,  le cardinal Monsengwo Pasinya fait son constat en ces termes : « La RDC n’est pas une propriété privée qu’un président hérite de son père et s’en sert à sa guise… Nous n’avons plus besoin d’une dictature. Nous sommes dans une république où la corruption ne connaît pas de frontières. Tout est secrètement conclu à l’avance. Nous ne pouvons [plus] fermer les yeux sur l’enrichissement peu orthodoxe et despotique des dirigeants. Nous sommes résignés à voir des politiques qui fonctionnent mal mais veulent durer de nombreuses années au pouvoir. Nous voulons la fin de la tyrannie. Le peuple n’exige rien d’autre que du pain, la liberté et la justice. »

Comme mentionné précédemment nous, Peuple Congolais, devons maintenir la pression et l’activisme populaires que nous avons exercés au cours de ces trois dernières années, et user des outils que nous donne la constitution pour faire partir ces « fossoyeurs de notre démocratie ».  Le peuple congolais doit s’élever comme un seul homme pour défendre sa souveraineté longtemps confisquée par Kabila et ses acolytes.

Le Moment est venu de se prendre en charge. Joseph Kabila et ses acolytes doivent dégager.